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Bonne fête de là haut…

Aujourd’hui c’est la fête des grands-pères et malheureusement je ne pourrais pas la fêter avec toi… Octobre est l’un des mois que j’apprécie le moins à cause de ton départ. Il y a maintenant quasiment 6 ans. 

J’aurai voulu que tu connaisses ton arrière petit fils. Il porte d’ailleurs ton prénom… Je ne pouvais pas ne pas te faire un clin d’oeil à sa naissance.

Tu sais, il t’aurais plu ce petit bonhomme ; il est plein d’énergie, curieux et bavard. On ne s’ennuie pas !

J’aurai souhaité que tu sentes sa petite ma chaude dans la tienne et je comprends maintenant pourquoi tu m’appelais ta bouillotte lorsque j’étais petite. Comme moi il à toujours ses mains un peu chaudes quelque soit la météo.

L’automne arrive et tu ne pourras pas lui faire tes petits bonhommes en marron alors qu’il commence à vouer une adoration pour les « boules » comme il dit. Je nous revois jouer dans le salon les mercredis avec ses bonhommes étranges.

Il ne pourra pas non plus ni apprendre à peindre avec toi et ni connaitre pas les odeurs particulières du cabanon ou de ton atelier. J’essayerai de lui transmettre le plaisir de créer comme tu me l’as appris.

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Le jour de notre mariage j’aurai tellement aimé que l’on danse ensemble. Que tu me fasses tourner avec ma robe comme lorsque j’avais 4 ans avec ma belle robe de princesse les soirs de réveillon… J’aurai aimé que tu sois fier de moi et que tu vois la femme que je suis devenue.

Cette femme, cette maman, cette épouse, je la suis devenue en partie grâce à toi. J’ai perdu mon protecteur, un de mes rares piliers et mon « homme idéal ».

J’avais l’impression que rien ne pouvait m’arriver à partir du moment où tu étais dans les parages. Et d’une manière ou d’une autre tu veillais toujours sur moi. Tu étais là à chaque instant et tu n’avais pas besoin de parler pour que je sache ce que tu penses de moi « ta Reine ». Un simple regard et je savais si j’étais ou non sur la bonne voie. Gabriel ne connaitra malheureusement pas ce regard bienveillant de ta part et c’est tellement dommage.

Tu as lutté fièrement pendant 6 mois contre cette pute de maladie. Tu es resté pudique et le plus digne possible jusqu’au bout comme toujours alors que tu souffrais. Je suis la dernière à t’avoir rendu visite à l’hôpital et en sortant de ta chambre, au fond de moi ,je savais que c’était les derniers moments que je passais à tes côtés.

Mon Poupou, je te souhaite de là haut une très bonne fête et je reste persuadée que tu veilles sur nous de là haut. Mais putain, qu’est-ce que tu me manque et « ta reine » se sent seule depuis bientôt 6 ans.fullsizerender-6

♥♥♥

Anaïs.

 

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Un commentaire

  1. Summer Girl
    3 octobre 2016 at 13 h 03 min

    C’est bouleversant mais c’est une si belle déclaration d’amour <3

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