Octobre sonne pour moi les 1 an de congé parental… Je me suis donc dis que cela pouvait être pas mal de vous faire un petit un petit bilan car autour de moi beaucoup de gens me posent les mêmes questions.

Ceux qui me connaissent un peu savent qu’il était hors de question pour moi d’arrêter de travailler lors de la naissance de Gabriel. J’en parlais d’ailleurs dans cet article. Mais, pour Ruben tout était différent dans ma tête. Nous avions désormais une maison, nous avions déjà un petit garçon plein d’énergie, je savais que je vivais ma dernière grossesse et que Ruben serait notre dernier bébé. Dès le début de ma grossesse nous avions donc pris, avec mon chéri, la décision que je prendrais un congé parental à la suite de mon congé maternité.

Même si j’apprécie vraiment mon métier d’assistante sociale, j’avais envie de m’occuper des miens, de mes enfants et non pas des autres… J’avais envie de prendre du temps pour voir grandir mes loulous et de ne plus courir non stop.

Et financièrement?

L’amoureux  travaille comme indépendant et travaille dur : 5 jours sur 7 minimum et plus de 10h par jours. C’est clairement grâce à lui que nous sommes financièrement « à l’aise » et que ce choix de vie a été possible. J’en profite d’ailleurs pour le remercier car c’est une forme de sacrifice de bosser autant même si son métier est une forme de passion. Alors oui financièrement je suis bien loin de gagner mon ancien salaire comme lorsque je travaillais à 80%. Je dois faire plus attention et je craque moins mon slip en therme de fringues. La CAF nous verse néanmoins quelques centaine d’euro  : la prestation partagée d’éducation de l’enfant et ça sera le cas jusqu’aux 2 ans de Ruben. C’est pas avec cette somme que nous pouvons vivre à 4 mais nous avons aussi moins de frais annexes : moins de factures de cantine (même si Gab demande à y aller 2 fois dans la semaine), quasi pas de frais de garderie ou de centre de loisirs, pas de frais de crèche pour Ruben pas de frais de transport ou de cantine pour moi…

Et en terme de temps ?

En journée je suis bien occupée à m’occuper de Ruben. L’une de mes « angoisses » c’est que Ruben ne soit pas assez éveillé. Je ne suis pas une professionnelle de la petite enfance alors je doute toujours sur ma capacité à bien le stimuler (éveil global, motricité et motricité fine…).

Et puis je m’occupe de l’intendance de toute la maison. Courses, entretien, ménage… Et je peux vous dire qu’il y a sacrément de quoi faire avec une grande maison et un beau jardin. Lorsque je reprendrai le travail, une femme de ménage sera OBLIGATOIRE sinon je ne survivrai jamais.

La journée je m’accorde aussi des temps de pause car nos nuits (celles de Ruben et les miennes) sont à chier. Oh, je te vois venir. Tu vas me dire que mon mec pourrait aussi se lever. Et bah non, je ne veux pas. J’estime que c’est mon boulot car c’est moi qui suis en congé parental. Lui a déjà des journée de taf très très denses et fatigantes tant physiquement que psychologiquement.

Le soir je ne cours pas entre les transports, les courses, les bains et tout et tout. Avec Ruben nous allons chercher Gabriel à 16h. Ensuite direction le parc ou la maison et nous jouons. Oui oui, nous jouons et profitons. S’il y a bien une chose que le congé parental à changé c’est bien ça. J’ai le temps de jouer avec mes 2 garçons sans avoir le nez collé à ma montre.

Et moi socialement?

Alors oui socialement ce n’est pas spécialement ce qu’il y a de plus épanouissant d’être en tête avec un enfant en bas âge. La société aussi ne valorise pas vraiment non plus le statut de parent au foyer mais finalement c’est à toi parent d’en faire ce que tu veux.

Je ne passe pas ma journée derrière ma cuisinière ou ma table à repasser. Loin de là même. Je suis très rarement isolée et j’ai souvent 1001 choses à faire sur Paris ou dans le coin.

Le blog me permet de vivre des expériences que je n’aurai pas pu vivre si j’avais repris le travail même à temps partiel. Je participe à des échanges hyper enrichissants. Je me dépasse en acceptant des tournages ou des interventions que je n’aurai jamais osée faire en temps normal. Je découvres et fais découvrir aux garçons de super marques lors d’évènements plus fou les uns que les autres. Bref je kiffe et à travers cela les enfants aussi s’éclatent.

Et la suite ?

Ruben a commencé son adaptation en halte garderie. J’ai fait le choix, enfin nous avons fait ce choix, afin qu’il se socialise et sociabilise. Nous voulions qu’il voit d’autre enfants et qu’il s’habitue à être avec d’autre adultes. Je le mettrai ensuite 3 demies journées maximum selon les envies et mes besoins. Cela peut être une bonne passerelle pour l’année prochaine .

En effet, j’aimerai reprendre mon boulot à 80% maximum l’année prochaine. Je pense que ça sera le bon moment pour moi et les enfants. J’aimerai que Ruben puisse avoir une place en crèche 4 jours sur 5. Histoire qu’il s’habitue à la collectivité avant son entrée à l’école. Que le changement ne soit pas trop brusque lors de sa rentrée scolaire.

 

halte garderie

 

Si vous avez la possibilité de prendre vous aussi un congé parental, je ne peux que vous le conseiller. Pour vous et vous enfants. Cela fait un bien fouEt puis finalement, 2 ou 3 ans dans une vie qu’est-ce que cela représente ? Je n’ai pas choisi un métier carriériste et je suis aussi persuadée que ce congé peut m’apporter professionnellement afin de mieux comprendre le public que je suis amenée à suivre. Les garçons sont moins fatigués et moins malades que si je bossais. Je cours moins après le temps… Je ne vois quasiment que du positif alors profitons en encore un peu. J’ai encore 1 an pour en profiter et en faire profiter les miens. Je prends mon congé parental comme une petite parenthèse, une pause dans cette vie à 100km/h.

 

 

♥♥♥

Anaïs.